IA générative et risques pour les métiers de la comptabilité et de l’audit.

Ce billet a commencé ainsi: un ami, directeur administratif et financier d’une grosse structure m’a demandé mon avis sur un dossier paru dans le numéro de juillet-août de la Revue Fiduciaire Comptabilité. Je l’ai donc lu attentivement.

Sans aucun doute, les généralités expliquées dans cet article sont tout à fait pertinentes pour mieux comprendre l’IA générative. Il faut le reconnaître, ce dossier présente également les inconvénients, voire les risques liés à l’adoption d’une IA générative dans un cabinet. En revanche, il me semble tout aussi indispensable d’y relever les principales approximations ainsi que les défaillances dans le raisonnement conduisant à l’adoption de l’IA (générative) : les métiers de la comptabilité et de l’audit sont suffisamment complexes pour ne pas les laisser se saborder !

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? Souveraineté et libre exercice de la volonté (6/8)

La manière dont la souveraineté est présentée en France revêt un aspect franchouillard et ressemble plus à un rêve d’autarcie qu’à une véritable souveraineté que l’on ne définit jamais précisément.
Après avoir expliqué dans le précédent billet (ICI) qu’une lecture territoriale de la souveraineté numérique était une illusion, je vous propose aujourd’hui un petit tour au Moyen-Âge avec Guillaume de Plaisians pour prouver que la souveraineté est d’abord un compromis qu’il nous faut pleinement assumer.
Comme pour tous les autres billets de cette série estivale, le texte intégral de ma conférence à l’INSA Strasbourg est disponible ICI.

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La vision étriquée d’une souveraineté territoriale (5/8)

Ce feuilleton estival sur la souveraineté numérique se poursuit en insistant cette fois-ci sur l’impasse que constitue une lecture territoriale (lire hexagonale) de la souveraineté numérique.

La pensée de Clausewitz s’articule donc autour de l’emploi des ressources dans le temps et l’espace pour permettre d’atteindre l’objectif stratégique, ici la souveraineté numérique, c’est à dire notre capacité pour la France à exercer sa volonté dans ce domaine du numérique que l’on considère souvent en matière militaire comme la cinquième dimension, après la terre, l’air, la mer et les ondes électro-magnétiques.

Nous pouvons ainsi faire immédiatement le constat d’une contradiction fondamentale : comment rendre souverain un système de systèmes qui est par définition mondial ? Deviendrons-nous plus souverains en conservant nos données sur le territoire national et en y construisant des data centers ?

Pour accéder au texte complet de la conférence, c’est ICI

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La souveraineté, ou le libre exercice de la volonté (4/8)

Mistral AI vient de réussir le tour de force incroyable de signer un partenariat avec Microsoft prétendant contribuer à notre souveraineté numérique, alors que dans le même temps, l’Etat, qui porte à bout de bras Mistral AI, cherche à prendre ses distances avec Microsoft.
Où est la cohérence ?
Nulle part, parce que nous en restons aux incantations et brandissons le mot « souveraineté » comme un étendard, sans prendre le temps de le définir.
Dans ce billet, je vous propose de reprendre Clausewitz et de comprendre, à travers son prisme, comment nous pourrions définir la souveraineté.

Ce billet est la suite de ma conférence sur la souveraineté numérique, donnée à l’INSA Strasbourg en juin dernier. Le texte intégral est accessible ICI.

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? L’approche universaliste de Magnifica Humanitas (3/8)

Poursuivons l’incroyable saga de l’été: après des interrogations sur la véritable compréhension que la classe politique a de l’intelligence artificielle lorsqu’il s’agit de souveraineté, intéressons-nous à l’encyclique Magnifica Humanitas qui nous propose une vision diamétralement opposée et universaliste, qui me semble beaucoup plus réaliste, même si l’influence d’Anthropic y est importante.

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? Une Vision hexagonale (2/8)

Le précédent billet introduisait le sujet de la souveraineté numérique et de la gouvernance des données en posant quelques questions (ICI).

Ce billet, suite de ma conférence à l’INSA Strasbourg, aborde la vision hexagonale, promue par les personnalités politiques, de la souveraineté numérique.
Le billet suivant (3/8) sera consacré à la vision universaliste portée par le pape dans l’encyclique Magnifica Humanitas.

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Quelle stratégie de Souveraineté Numérique et de Gouvernance des Données pour la France?(1/8)

Le 23 juin dernier, à l’invitation de l’INSA et du ICube j’ai pu intervenir devant un groupe de chercheurs et chercheuses en informatique et en IA pour présenter le résultat de mes réflexions sur la souveraineté numérique.

Cette intervention étant longue, très longue, elle sera publiée sur ce blog sous la forme d’un feuilleton estival.

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Blocage de la dernière innovation d’Anthropic et souveraineté: une autre grille de lecture

Ces dernières semaines, Anthropic, le producteur de Claude et autres modèles de pointe a été au coeur de l’actualité: une intervention de son fondateur, Chris Olah, lors de la présentation de l’encyclique Magnifica Humanitas au Vatican1, une polémique avec l’administration américaine en raison de questions sur l’usage éthique de leur IA2, un projet d’entrée en bourse3 et enfin, pour couronner le tout, l’interdiction faites aux ressortissants étrangers d’utiliser Mythos, le tout dernier modèle d’Anthropic4.

Brandissant aussitôt notre beau drapeau tricolore, dans une belle unanimité, l’ensemble de la classe politique s’est ému et a appelé au retour de notre souveraineté, notamment par le soutien affirmé à Mistral AI, notre champion tricolore.

J’aimerais que les choses soient aussi simples. Mais c’est rarement le cas et dans ce billet, je vais vous proposer une autre grille de lecture.

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Les DAF vont-ils survivre à l’IA ?

Invité par le CNAM1 à parler d’intelligence artificielle dans l’entreprise à l’occasion de la remise des diplômes des étudiants de la filière comptabilité-gestion, j’ai pu constater l’inquiétude des étudiants face à l’avenir de leur métier qu’ils estiment en danger face à l’envahissante IA Générative qu’elle soit développée par un français comme Mistral ou qu’elle nous vienne des U.S.A.

Mais comment distinguer les risques réels dans le flot incessants d’informations toutes plus alarmistes les unes que les autres sur l’avenir du travail ?
Le but de ce billet sera de tenter (seulement tenter) d’y voir plus clair et de permettre aux DAF de prendre un peu de distance face aux multiples injonctions à s’adapter ou mourir.

Figure 1: représentation sommaire des usages possibles de l’IA par type d’IA.
Image générée par Figurelabs.ai (après de multiples itérations et terminée à la main)
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Quelques clés de compréhension de Palantir mais aussi de ses limites…

Palantir Technologies est une société difficile à appréhender quand on n’est pas directement à son contact, ce qui est mon cas. Volontiers discrète, travaillant avec les services secrets de nombreux pays ou des industries stratégiques, comme l’aéronautique, elle communique peu sur ses produits ou elle reste volontairement vague. On lui reproche beaucoup de choses, notamment la vision du monde que portent ses dirigeants Peter Thiel et Alexander Karp ou bien encore son financement initial par la CIA.

Qu’en est-il exactement ? Que pouvons-nous comprendre de Palantir sans être de la partie ? La lecture de la thèse d’Alexander Karp et certains articles plus récents donne un éclairage intéressant et peut-être même moins sulfureux qu’on ne veut laisser croire.
Nous pouvons peut-être même, dans les propres écrits d’Alexander Karp, identifier les limites de son raisonnement.

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