Les jeux sont faits: l’effondrement des modèles d’IA générative est pour 2027

Disclaimer: il s’agit d’un billet aux accents de Cassandre. Je me trompe peut-être, mais ça soulage. Je n’en peux simplement plus des promesses apocalyptiques sorties de nulle part.

Le dernier appel des géants de l’IA générative à retarder le développement de leurs modèles en raison des menaces qu’ils font peser sur l’humanité est pathétique. Peut-être encore plus pathétiques sont les médias et influenceurs de tout poil qui les prennent au pied de la lettre.
En fait, disons-le simplement: leur effondrement financier est imminent et ils cherchent à sauver les meubles et leur peau. Le problème n’est pas technologique, le problème est financier. Uniquement financier. Saluons donc cet article du quotidien Les Echos , signé Joséphine Boone et qui met sérieusement en doute cet énième AI-drama.

D’ailleurs, les titres liés à l’IA ont commencé leur chute et Open AI vient de retarder son entrée en bourse… officiellement pour des raisons d’éthique, évidemment.

Cela dit, la technologie, qui est extraordinaire, restera, mais cantonnée à quelques labos et quelques rares acteurs qui auront su bricoler une solution rentable.

Trois hommes discutent des implications de l'intelligence artificielle, avec un arrière-plan numérique et abstrait.
Capture d’écran de l’article des Echos. On y voit Sam Altman (Open AI), Dario Amadei (Anthropic), Elon Musk (Grok)
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Regard d’un néophyte sur les agents IA

Le buzz word de l’IA depuis le printemps est « l’agent IA ». N’étant pas un spécialiste de ce domaine si complexe, je suis longtemps resté à m’interroger sur ce que signifiait réellement cette expression « agent IA ».
Après les LLM, l’IA générale et le RAG, les agents IA nous ont été présentés comme la nouvelle solution miracle qui allait résoudre tous les maux des entreprises. Des mots nouveaux sont apparus: orchestration, raisonnement, autonomie.
Pourtant, je n’étais pas convaincu: plongé depuis quelques mois dans la lecture de la TRIZ1 et une laborieuse tentative de comprendre sa relation avec le matérialisme dialectique et la cybernétique, j’avais le sentiment que le sujet était bien plus complexe que les promesses d’automatisation aisée des workflows grâce à des agents IA appris en deux jours de formation continue.

Le but de ce billet est donc de vous proposer ma lecture des agents IA à la lumière de plusieurs tutoriels que j’ai suivis grâce à l’Association Française pour l’IA2 et avec Sonny Mupfuni3 que je remercie pour sa pédagogie et sa connaissance du sujet.

Disclaimer: les agents IA, c’est magnifique, mais faussement simple !

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IA générative et risques pour les métiers de la comptabilité et de l’audit.

Ce billet a commencé ainsi: un ami, directeur administratif et financier d’une grosse structure m’a demandé mon avis sur un dossier paru dans le numéro de juillet-août de la Revue Fiduciaire Comptabilité. Je l’ai donc lu attentivement.

Sans aucun doute, les généralités expliquées dans cet article sont tout à fait pertinentes pour mieux comprendre l’IA générative. Il faut le reconnaître, ce dossier présente également les inconvénients, voire les risques liés à l’adoption d’une IA générative dans un cabinet. En revanche, il me semble tout aussi indispensable d’y relever les principales approximations ainsi que les défaillances dans le raisonnement conduisant à l’adoption de l’IA (générative) : les métiers de la comptabilité et de l’audit sont suffisamment complexes pour ne pas les laisser se saborder !

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La souveraineté, ou le libre exercice de la volonté (4/8)

Mistral AI vient de réussir le tour de force incroyable de signer un partenariat avec Microsoft prétendant contribuer à notre souveraineté numérique, alors que dans le même temps, l’Etat, qui porte à bout de bras Mistral AI, cherche à prendre ses distances avec Microsoft.
Où est la cohérence ?
Nulle part, parce que nous en restons aux incantations et brandissons le mot « souveraineté » comme un étendard, sans prendre le temps de le définir.
Dans ce billet, je vous propose de reprendre Clausewitz et de comprendre, à travers son prisme, comment nous pourrions définir la souveraineté.

Ce billet est la suite de ma conférence sur la souveraineté numérique, donnée à l’INSA Strasbourg en juin dernier. Le texte intégral est accessible ICI.

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Blocage de la dernière innovation d’Anthropic et souveraineté: une autre grille de lecture

Ces dernières semaines, Anthropic, le producteur de Claude et autres modèles de pointe a été au coeur de l’actualité: une intervention de son fondateur, Chris Olah, lors de la présentation de l’encyclique Magnifica Humanitas au Vatican1, une polémique avec l’administration américaine en raison de questions sur l’usage éthique de leur IA2, un projet d’entrée en bourse3 et enfin, pour couronner le tout, l’interdiction faites aux ressortissants étrangers d’utiliser Mythos, le tout dernier modèle d’Anthropic4.

Brandissant aussitôt notre beau drapeau tricolore, dans une belle unanimité, l’ensemble de la classe politique s’est ému et a appelé au retour de notre souveraineté, notamment par le soutien affirmé à Mistral AI, notre champion tricolore.

J’aimerais que les choses soient aussi simples. Mais c’est rarement le cas et dans ce billet, je vais vous proposer une autre grille de lecture.

Un groupe de personnes se tenant devant un cube lumineux étiqueté 'MYTHOS ANTHROPIC', avec un panneau affichant 'ACCÈS INTERDIT AUX RESSORTISSANTS ÉTRANGERS PAR L'ADMINISTRATION AMÉRICAINE'.
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Les DAF vont-ils survivre à l’IA ?

Invité par le CNAM1 à parler d’intelligence artificielle dans l’entreprise à l’occasion de la remise des diplômes des étudiants de la filière comptabilité-gestion, j’ai pu constater l’inquiétude des étudiants face à l’avenir de leur métier qu’ils estiment en danger face à l’envahissante IA Générative qu’elle soit développée par un français comme Mistral ou qu’elle nous vienne des U.S.A.

Mais comment distinguer les risques réels dans le flot incessants d’informations toutes plus alarmistes les unes que les autres sur l’avenir du travail ?
Le but de ce billet sera de tenter (seulement tenter) d’y voir plus clair et de permettre aux DAF de prendre un peu de distance face aux multiples injonctions à s’adapter ou mourir.

Schéma illustrant les applications de l'intelligence artificielle, incluant le deep learning, le machine learning, et leurs domaines d'application comme la création de contenu, l'analyse d'images, et la gestion des stocks.
Figure 1: représentation sommaire des usages possibles de l’IA par type d’IA.
Image générée par Figurelabs.ai (après de multiples itérations et terminée à la main)
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Les illusions de l’IA générative en entreprise

Voilà maintenant quelques années que la frénésie autour des IA génératives et de leur pouvoir quasiment magique ne faiblit pas. Jamais les entreprises n’ont semblé aussi proches d’atteindre ce graal où l’ensemble de leurs savoirs et de leur production intellectuelle quittent enfin la jungle des arborescences de dossiers pour être mis à la disposition du plus grand nombre.

Pourtant, dans ce billet, nous allons tenter de comprendre pourquoi l’échec des IA génératives est inévitable et pourquoi ce rêve n’est en fait qu’une chimère, portée par ces concepts si séduisants de Technium et de Noosphère.

Diagramme de Venn montrant les intersections entre Technrium, Noosphère et Humanité.
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Et si la complexité d’une société était la clé de sa résilience ?

Il n’est pas de semaine sans que nous ne soyons alertés sur les tentatives de déstabilisation conduites par des pays rivaux dans le champ informationnel: sites de désinformation générés à la chaîne par des IA, attaques ouvertes contre nos valeurs et nos démocraties sur les réseaux sociaux, enfermement de notre jeunesse dans des tunnels cognitifs pour les emmener à développer une autre vision du monde et fragiliser nos sociétés dans le long terme.

Ces attaques sont une réalité, Dmitri Minic, cité dans un autre billet le démontre brillamment à propos de la stratégie russe. L’article de Boulenguer, Guéneau et Prébot détaille son pendant chinois dans le dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique publié sur Cairn.

Cette vision globale de la guerre est suffisamment documentée pour être admise.
En revanche, je m’interroge sur l’effet de ces menaces et de ces attaques.

Ce billet de blog va donc tenter d’ouvrir quelques nouvelles pistes de réflexion, nées de ma découverte des travaux de Behnoosh Namdarzadeh, lors d’une journée d’études organisée par l’AFIA et ATALA ce 12 décembre.

Il n’est pas de semaine sans que nous ne soyons alertés sur les tentatives de déstabilisation conduites par des pays rivaux dans le champ informationnel: sites de désinformation générés à la chaîne par des IA, attaques ouvertes contre nos valeurs et nos démocraties sur les réseaux sociaux, enfermement de notre jeunesse dans des tunnels cognitifs pour les conduire à développer une autre vision du monde et fragiliser nos sociétés dans le long terme.

Ces attaques sont une réalité, Dmitri Minic, cité dans un autre billet le démontre brillamment à propos de la stratégie russe. L’article de Boulenguer, Guéneau et Prébot détaille son pendant chinois dans le dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique publié sur Cairn.

Cette vision globale de la guerre est suffisamment documentée pour être admise.
En revanche, je m’interroge sur l’effet de ces menaces et de ces attaques.

Ce billet de blog va donc tenter d’ouvrir quelques nouvelles pistes de réflexion, nées de ma découverte des travaux de Behnoosh Namdarzadeh, lors d’une journée d’études organisée par l’AFIA1 et ATALA2 ce 12 décembre.

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Du Manager ou de l’IA générative, ce n’est pas l’IA le plus dangereux !

Les licenciements soit-disant provoqués par l’IA ne sont en fait que le résultat de schémas de pensée qui ne prennent pas en compte la valeur de la connaissance

Ces dernières semaines, il ne se passe pas une journée sans que l’on ne parle de nouveaux licenciements provoqués par l’irruption de l’IA dans les entreprises. C’était le quotidien Libération, le 1er décembre, le magazine Fortune le 25 novembre. En 2023, un précurseur était la société Onclusive qui était citée dans un article des Echos.

Clairement, la volonté est là de licencier du personnel, de réduire la masse salariale grâce à l’automatisation des tâches permise par l’IA. Entendons bien: il s’agit essentiellement d’IA génératives dont nous parlons. Les autres sont bien trop complexes à déployer pour avoir des effets aussi brutaux.

Mais l’IA en est-elle le véritable responsable ou s’agit-il d’une nouvelle mode managériale comme il y en a eu tant ? Je penche pour la deuxième option et je vais tenter de vous le démontrer dans cet article.

Article de Libération en date du 1er décembre 2025. Autrice: Elise Viniacourt
Article du journal Libération en date du 1er décembre 2025. Autrice: Elise Viniacourt
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Faut-il vraiment fantasmer sur le recrutement par l’IA?

Et si on admettait enfin que le recrutement par l’IA était une fausse bonne idée ?
Dans ce billet, je vous détaille pourquoi les outils de recrutement par l’IA ne peuvent pas tenir leurs promesses.

A chacune de mes interventions sur les usages de l’intelligence artificielle dans les Ressources Humaines, je reste surpris par le regard d’enfant que les spécialistes RH posent sur le sujet.

En effet, ces spécialistes, généralement totalement investis dans leur métier sont confrontés à la double injonction d’être efficaces, plus rapides tout en étant confrontés à des budgets serrés, tant la fonction est d’abord considérée comme un centre de coûts. Et l’intelligence artificielle peut alors apparaître comme une solution miracle, une baguette magique, la promesse absolue de lendemains enchanteurs, notamment pour le recrutement, puisque chaque année en France sont signés plus de 40 millions de contrat de travail.

L’objectif de ce post est donc de calmer un peu ces ardeurs, même si ça vexe les fournisseurs de solution. Désolé pour eux…

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