Les DAF vont-ils survivre à l’IA ?

Invité par le CNAM1 à parler d’intelligence artificielle dans l’entreprise à l’occasion de la remise des diplômes des étudiants de la filière comptabilité-gestion, j’ai pu constater l’inquiétude des étudiants face à l’avenir de leur métier qu’ils estiment en danger face à l’envahissante IA Générative qu’elle soit développée par un français comme Mistral ou qu’elle nous vienne des U.S.A.

Mais comment distinguer les risques réels dans le flot incessants d’informations toutes plus alarmistes les unes que les autres sur l’avenir du travail ?
Le but de ce billet sera de tenter (seulement tenter) d’y voir plus clair et de permettre aux DAF de prendre un peu de distance face aux multiples injonctions à s’adapter ou mourir.

Figure 1: représentation sommaire des usages possibles de l’IA par type d’IA.
Image générée par Figurelabs.ai (après de multiples itérations et terminée à la main)
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Comment faire dérailler une entreprise ? En y encourageant les IA génératives.

Voilà maintenant quelques années que la frénésie autour des IA génératives et de leur pouvoir quasiment magique ne faiblit pas. Jamais les entreprises n’ont semblé aussi proches d’atteindre ce graal où l’ensemble de leurs savoirs et de leur production intellectuelle quittent enfin la jungle des arborescences de dossiers pour être mis à la disposition du plus grand nombre.

Pourtant, dans ce billet, nous allons tenter de comprendre pourquoi l’échec des IA génératives est inévitable et pourquoi ce rêve n’est en fait qu’une chimère, portée par ces concepts si séduisants de Technium et de Noosphère.

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Lutte contre les influences étrangères: l’angle mort de nos propres faiblesses

Les tentatives d’influence étrangère contre nos nations constituent une menace récurrente dont les services de l’État tentent de nous protéger. Et ils ont raison, car elles sont une réalité: les discours officiels des membres de l’administration américaine et des autorités russes ne font aucun doute sur leur volonté de nous imposer leur propre vision du monde.

En revanche, plus je m’approprie ce sujet, plus je reste frustré par certains angles morts dans notre lecture du problème. Pour tenter de comprendre cette frustration, je me suis appuyé sur Raymond Aron, « Penser la guerre, Clausewitz », ainsi que sur TRIZ1. Son intérêt est double puisqu’elle aborde la résolution des problèmes stratégiques depuis une perspective holistique.

Cette approche dialectique permet alors de constater que nos réactions ne semblent pas apporter de véritables réponses aux attaques que nous subissons de part et d’autre.

Photo de couverture du livre de Raymond Aron intitulé "Penser la guerre, Clausewitz" aux Editions Gallimard
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