Les jeux sont faits: l’effondrement des modèles d’IA générative est pour 2027

Disclaimer: il s’agit d’un billet aux accents de Cassandre. Je me trompe peut-être, mais ça soulage. Je n’en peux simplement plus des promesses apocalyptiques sorties de nulle part.

Le dernier appel des géants de l’IA générative à retarder le développement de leurs modèles en raison des menaces qu’ils font peser sur l’humanité est pathétique. Peut-être encore plus pathétiques sont les médias et influenceurs de tout poil qui les prennent au pied de la lettre.
En fait, disons-le simplement: leur effondrement financier est imminent et ils cherchent à sauver les meubles et leur peau. Le problème n’est pas technologique, le problème est financier. Uniquement financier. Saluons donc cet article du quotidien Les Echos , signé Joséphine Boone et qui met sérieusement en doute cet énième AI-drama.

D’ailleurs, les titres liés à l’IA ont commencé leur chute et Open AI vient de retarder son entrée en bourse… officiellement pour des raisons d’éthique, évidemment.

Cela dit, la technologie, qui est extraordinaire, restera, mais cantonnée à quelques labos et quelques rares acteurs qui auront su bricoler une solution rentable.

Trois hommes discutent des implications de l'intelligence artificielle, avec un arrière-plan numérique et abstrait.
Capture d’écran de l’article des Echos. On y voit Sam Altman (Open AI), Dario Amadei (Anthropic), Elon Musk (Grok)
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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? Le temps est supérieur à l’espace (7/8)

La souveraineté numérique n’a aucun sens dès lors qu’elle est marquée par la géographie. Elle implique au contraire de maîtriser l’environnement immatériel. La construction de cette souveraineté se fait donc dans le temps et non dans l’espace. C’est pourquoi le temps est supérieur à l’espace.

Le cadre d’évolution de tous les sujets numériques est intrinsèquement mondial. Comme nous l’avons vu dans les précédents billets de la même série, il ne saurait en être autrement.
Dans ce 7ème et avant-dernier billet, nous allons voir qu’en matière de souveraineté numérique, le temps est supérieur à l’espace, car seul le temps permet de développer les savoirs et les connaissances qui sont les seuls véritables marquants de la souveraineté.

Le texte intégral de la conférence à l’INSA Strasbourg est disponible ICI.

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Regard d’un néophyte sur les agents IA

Le buzz word de l’IA depuis le printemps est « l’agent IA ». N’étant pas un spécialiste de ce domaine si complexe, je suis longtemps resté à m’interroger sur ce que signifiait réellement cette expression « agent IA ».
Après les LLM, l’IA générale et le RAG, les agents IA nous ont été présentés comme la nouvelle solution miracle qui allait résoudre tous les maux des entreprises. Des mots nouveaux sont apparus: orchestration, raisonnement, autonomie.
Pourtant, je n’étais pas convaincu: plongé depuis quelques mois dans la lecture de la TRIZ1 et une laborieuse tentative de comprendre sa relation avec le matérialisme dialectique et la cybernétique, j’avais le sentiment que le sujet était bien plus complexe que les promesses d’automatisation aisée des workflows grâce à des agents IA appris en deux jours de formation continue.

Le but de ce billet est donc de vous proposer ma lecture des agents IA à la lumière de plusieurs tutoriels que j’ai suivis grâce à l’Association Française pour l’IA2 et avec Sonny Mupfuni3 que je remercie pour sa pédagogie et sa connaissance du sujet.

Disclaimer: les agents IA, c’est magnifique, mais faussement simple !

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IA générative et risques pour les métiers de la comptabilité et de l’audit.

Ce billet a commencé ainsi: un ami, directeur administratif et financier d’une grosse structure m’a demandé mon avis sur un dossier paru dans le numéro de juillet-août de la Revue Fiduciaire Comptabilité. Je l’ai donc lu attentivement.

Sans aucun doute, les généralités expliquées dans cet article sont tout à fait pertinentes pour mieux comprendre l’IA générative. Il faut le reconnaître, ce dossier présente également les inconvénients, voire les risques liés à l’adoption d’une IA générative dans un cabinet. En revanche, il me semble tout aussi indispensable d’y relever les principales approximations ainsi que les défaillances dans le raisonnement conduisant à l’adoption de l’IA (générative) : les métiers de la comptabilité et de l’audit sont suffisamment complexes pour ne pas les laisser se saborder !

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Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La souveraineté, ou le libre exercice de la volonté (4/8)

Mistral AI vient de réussir le tour de force incroyable de signer un partenariat avec Microsoft prétendant contribuer à notre souveraineté numérique, alors que dans le même temps, l’Etat, qui porte à bout de bras Mistral AI, cherche à prendre ses distances avec Microsoft.
Où est la cohérence ?
Nulle part, parce que nous en restons aux incantations et brandissons le mot « souveraineté » comme un étendard, sans prendre le temps de le définir.
Dans ce billet, je vous propose de reprendre Clausewitz et de comprendre, à travers son prisme, comment nous pourrions définir la souveraineté.

Ce billet est la suite de ma conférence sur la souveraineté numérique, donnée à l’INSA Strasbourg en juin dernier. Le texte intégral est accessible ICI.

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Quelle stratégie de Souveraineté Numérique et de Gouvernance des Données pour la France?(1/8)

Le 23 juin dernier, à l’invitation de l’INSA et du ICube j’ai pu intervenir devant un groupe de chercheurs et chercheuses en informatique et en IA pour présenter le résultat de mes réflexions sur la souveraineté numérique.

Cette intervention étant longue, très longue, elle sera publiée sur ce blog sous la forme d’un feuilleton estival.

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Les DAF vont-ils survivre à l’IA ?

Invité par le CNAM1 à parler d’intelligence artificielle dans l’entreprise à l’occasion de la remise des diplômes des étudiants de la filière comptabilité-gestion, j’ai pu constater l’inquiétude des étudiants face à l’avenir de leur métier qu’ils estiment en danger face à l’envahissante IA Générative qu’elle soit développée par un français comme Mistral ou qu’elle nous vienne des U.S.A.

Mais comment distinguer les risques réels dans le flot incessants d’informations toutes plus alarmistes les unes que les autres sur l’avenir du travail ?
Le but de ce billet sera de tenter (seulement tenter) d’y voir plus clair et de permettre aux DAF de prendre un peu de distance face aux multiples injonctions à s’adapter ou mourir.

Schéma illustrant les applications de l'intelligence artificielle, incluant le deep learning, le machine learning, et leurs domaines d'application comme la création de contenu, l'analyse d'images, et la gestion des stocks.
Figure 1: représentation sommaire des usages possibles de l’IA par type d’IA.
Image générée par Figurelabs.ai (après de multiples itérations et terminée à la main)
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Quelques clés de compréhension de Palantir mais aussi de ses limites…

Palantir Technologies est une société difficile à appréhender quand on n’est pas directement à son contact, ce qui est mon cas. Volontiers discrète, travaillant avec les services secrets de nombreux pays ou des industries stratégiques, comme l’aéronautique, elle communique peu sur ses produits ou elle reste volontairement vague. On lui reproche beaucoup de choses, notamment la vision du monde que portent ses dirigeants Peter Thiel et Alexander Karp ou bien encore son financement initial par la CIA.

Qu’en est-il exactement ? Que pouvons-nous comprendre de Palantir sans être de la partie ? La lecture de la thèse d’Alexander Karp et certains articles plus récents donne un éclairage intéressant et peut-être même moins sulfureux qu’on ne veut laisser croire.
Nous pouvons peut-être même, dans les propres écrits d’Alexander Karp, identifier les limites de son raisonnement.

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Les illusions de l’IA générative en entreprise

Voilà maintenant quelques années que la frénésie autour des IA génératives et de leur pouvoir quasiment magique ne faiblit pas. Jamais les entreprises n’ont semblé aussi proches d’atteindre ce graal où l’ensemble de leurs savoirs et de leur production intellectuelle quittent enfin la jungle des arborescences de dossiers pour être mis à la disposition du plus grand nombre.

Pourtant, dans ce billet, nous allons tenter de comprendre pourquoi l’échec des IA génératives est inévitable et pourquoi ce rêve n’est en fait qu’une chimère, portée par ces concepts si séduisants de Technium et de Noosphère.

Diagramme de Venn montrant les intersections entre Technrium, Noosphère et Humanité.
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Lutte contre les influences étrangères: l’angle mort de nos propres faiblesses

Les tentatives d’influence étrangère contre nos nations constituent une menace récurrente dont les services de l’État tentent de nous protéger. Et ils ont raison, car elles sont une réalité: les discours officiels des membres de l’administration américaine et des autorités russes ne font aucun doute sur leur volonté de nous imposer leur propre vision du monde.

En revanche, plus je m’approprie ce sujet, plus je reste frustré par certains angles morts dans notre lecture du problème. Pour tenter de comprendre cette frustration, je me suis appuyé sur Raymond Aron, « Penser la guerre, Clausewitz », ainsi que sur TRIZ1. Son intérêt est double puisqu’elle aborde la résolution des problèmes stratégiques depuis une perspective holistique.

Cette approche dialectique permet alors de constater que nos réactions ne semblent pas apporter de véritables réponses aux attaques que nous subissons de part et d’autre.

Photo de couverture du livre de Raymond Aron intitulé "Penser la guerre, Clausewitz" aux Editions Gallimard
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