Lutte contre les influences étrangères: l’angle mort de nos propres faiblesses

Les tentatives d’influence étrangère contre nos nations constituent une menace récurrente dont les services de l’État tentent de nous protéger. Et ils ont raison, car elles sont une réalité: les discours officiels des membres de l’administration américaine et des autorités russes ne font aucun doute sur leur volonté de nous imposer leur propre vision du monde.

En revanche, plus je m’approprie ce sujet, plus je reste frustré par certains angles morts dans notre lecture du problème. Pour tenter de comprendre cette frustration, je me suis appuyé sur Raymond Aron, « Penser la guerre, Clausewitz », ainsi que sur TRIZ1. Son intérêt est double puisqu’elle aborde la résolution des problèmes stratégiques depuis une perspective holistique.

Cette approche dialectique permet alors de constater que nos réactions ne semblent pas apporter de véritables réponses aux attaques que nous subissons de part et d’autre.

Photo de couverture du livre de Raymond Aron intitulé "Penser la guerre, Clausewitz" aux Editions Gallimard
Continuer à lire … « Lutte contre les influences étrangères: l’angle mort de nos propres faiblesses »

Et si la complexité d’une société était la clé de sa résilience ?

Il n’est pas de semaine sans que nous ne soyons alertés sur les tentatives de déstabilisation conduites par des pays rivaux dans le champ informationnel: sites de désinformation générés à la chaîne par des IA, attaques ouvertes contre nos valeurs et nos démocraties sur les réseaux sociaux, enfermement de notre jeunesse dans des tunnels cognitifs pour les emmener à développer une autre vision du monde et fragiliser nos sociétés dans le long terme.

Ces attaques sont une réalité, Dmitri Minic, cité dans un autre billet le démontre brillamment à propos de la stratégie russe. L’article de Boulenguer, Guéneau et Prébot détaille son pendant chinois dans le dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique publié sur Cairn.

Cette vision globale de la guerre est suffisamment documentée pour être admise.
En revanche, je m’interroge sur l’effet de ces menaces et de ces attaques.

Ce billet de blog va donc tenter d’ouvrir quelques nouvelles pistes de réflexion, nées de ma découverte des travaux de Behnoosh Namdarzadeh, lors d’une journée d’études organisée par l’AFIA et ATALA ce 12 décembre.

Il n’est pas de semaine sans que nous ne soyons alertés sur les tentatives de déstabilisation conduites par des pays rivaux dans le champ informationnel: sites de désinformation générés à la chaîne par des IA, attaques ouvertes contre nos valeurs et nos démocraties sur les réseaux sociaux, enfermement de notre jeunesse dans des tunnels cognitifs pour les conduire à développer une autre vision du monde et fragiliser nos sociétés dans le long terme.

Ces attaques sont une réalité, Dmitri Minic, cité dans un autre billet le démontre brillamment à propos de la stratégie russe. L’article de Boulenguer, Guéneau et Prébot détaille son pendant chinois dans le dernier numéro de la Revue Internationale et Stratégique publié sur Cairn.

Cette vision globale de la guerre est suffisamment documentée pour être admise.
En revanche, je m’interroge sur l’effet de ces menaces et de ces attaques.

Ce billet de blog va donc tenter d’ouvrir quelques nouvelles pistes de réflexion, nées de ma découverte des travaux de Behnoosh Namdarzadeh, lors d’une journée d’études organisée par l’AFIA1 et ATALA2 ce 12 décembre.

Continuer à lire … « Et si la complexité d’une société était la clé de sa résilience ? »

Influences étrangères: quand la raison et la pondération deviennent un atout

Elon Musk a violemment critiqué l’Union Européenne suite à une amende infligée à X (anciennement Twitter), dénonçant une atteinte à la liberté d’expression. Ce manque de réaction des États Membres face à ses attaques soulève des questions sur la dépendance européenne vis-à-vis des États-Unis et sur l’impact des influences étrangères sur la démocratie.
Ce billet de blog propose d’approfondir le sujet.

L’amende infligée par la Commission Européenne à X (ex-Twitter) a provoqué une éruption de colère chez Elon Musk, son propriétaire : depuis ce vendredi 5 décembre, le propriétaire de X se répand en attaques d’une violence sans limite à l’égard de l’Union Européenne qu’il accuse de tuer la liberté d’expression. Ce déversement de haine se produit conjointement avec la publication de la Stratégie Nationale de Sécurité américaine, accessible depuis le site de la Maison Blanche.

Comment expliquer la faiblesse des réactions des Etats Membres, alors qu’en janvier dernier, ils avaient été prompts à dénoncer l’ingérence d’Elon Musk dans les affaires européennes lorsqu’il avait affiché son soutien à l’AfD, le parti d’extrême-droite allemand ?

Dans ce post, je voudrais vous proposer quelques clés de lecture que vous pourrez à loisir rejeter, critiquer ou amender.
En revanche, ces deux conceptions antagonistes de la liberté d’expression ne feront pas l’objet de ce billet: c’est trop compliqué pour moi et c’est le travail des philosophes.

Continuer à lire … « Influences étrangères: quand la raison et la pondération deviennent un atout »