Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La vision étriquée d’une souveraineté territoriale (5/8)

Ce feuilleton estival sur la souveraineté numérique se poursuit en insistant cette fois-ci sur l’impasse que constitue une lecture territoriale (lire hexagonale) de la souveraineté numérique.

La pensée de Clausewitz s’articule donc autour de l’emploi des ressources dans le temps et l’espace pour permettre d’atteindre l’objectif stratégique, ici la souveraineté numérique, c’est à dire notre capacité pour la France à exercer sa volonté dans ce domaine du numérique que l’on considère souvent en matière militaire comme la cinquième dimension, après la terre, l’air, la mer et les ondes électro-magnétiques.

Nous pouvons ainsi faire immédiatement le constat d’une contradiction fondamentale : comment rendre souverain un système de systèmes qui est par définition mondial ? Deviendrons-nous plus souverains en conservant nos données sur le territoire national et en y construisant des data centers ?

Pour accéder au texte complet de la conférence, c’est ICI

Continuer à lire … « Quelle stratégie de souveraineté numérique et des données ? La vision étriquée d’une souveraineté territoriale (5/8) »

Guerre cognitive : et si notre conception de la guerre était obsolète?

Notre conception traditionnelle de la guerre est-elle devenue obsolète ? Le concept de guerre cognitive nous permet en fait de dépasser la conception traditionnelle de l’affrontement pour entrer dans une nouvelle dimension.

Depuis que j’ai été encouragé à m’intéresser aux sujets de guerre cognitive et notamment au rôle joué par l’intelligence artificielle dans cette forme de conflit, je suis confronté à une question récurrente : s’agit-il véritablement d’une guerre ou est-ce encore un abus de langage destiné à se donner de l’importance en faisant peur au quidam ?

Malheureusement, à force de retourner le sujet dans tous les sens, je n’ai pu que me rendre à l’évidence: nos conceptions traditionnelles et juridiques de jus in bellum et jus ad bello semblent dépassées par les réalités stratégiques. Là où le droit de la guerre et le droit de faire la guerre sont clairement différenciés, le concept de guerre cognitive rebat les cartes en nous imposant une autre approche des conflits.

Le retour à la source de la guerre telle que définie par Clausewitz m’a permis de faire sauter ce point de blocage tenace.

Continuer à lire … « Guerre cognitive : et si notre conception de la guerre était obsolète? »