Intégrer l’IA dans son organisation, ce n’est pas vraiment si simple…

Intégrer l’IA dans son organisation, entreprise comme administration, ce n’est pas aussi simple qu’il peut paraître: de nombreux paramètres sont à prendre en compte.
Je les détaillerai l’un après l’autre dans les prochains articles.

L’intelligence artificielle est une science foisonnante, riche et complexe et elle ne pourrait être résumée à l’IA générative et à ChatGPT, la tarte à la crème de 2023. Quand bien même, une organisation, saisie d’une incontrôlable frénésie autour de l’IA générative aurait fait de son adoption un dieu plus puissant que Toutatis, il reste essentiel de bien réfléchir avant de se lancer dans l’aventure, car c’est une démarche qui peut être longue, ardue, incertaine, mais bénéfique si l’on sait être patient.
Cet article est le premier d’une série qui analysera l’un après l’autre tous ces paramètres à prendre en compte dans la réflexion stratégique.

Les pressions externes à l’organisation

Une administration comme une entreprise sont des entités étroitement imbriquées dans leur environnement.
Dans le cas de l’intelligence artificielle, j’ai identifié quatre grandes interactions:

  • La pression sociale (ChatGPT en est le meilleur exemple),
  • Le Droit,
  • Les partenaires de tout ordre,
  • L’écosystème de l’IA, avec les chercheurs, les fournisseurs de services et bien d’autres acteurs. Il est plutôt complexe, d’ailleurs.

Les IA génératives dont ChatGPT créent une pression sociale irrationnelle sur les organisations pour qu’elles les adoptent, parfois sans vraiment réfléchir.

L’activité interne à l’organisation

La principale caractéristique d’une organisation n’est pas son statut juridique, ni son secteur d’activité, mais sa capacité à faire circuler l’information et à prendre des décisions. C’est du moins l’approche de Niklas Luhmann.

Faire de l’IA un levier de croissance impose d’avoir une vision lucide des forces, faiblesses et contraintes de son organisation.


En général, du moins quand les choses sont bien faites, elle peut s’appuyer sur une stratégie comprenant un volet dédié à la stratégie numérique.
En revanche sa marge de manoeuvre est contrainte par sa structure, sa culture et les ressources humaines, financières… et en données qu’elle peut mobiliser pour développer l’usage de l’IA.

La Responsabilité est un paramètre essentiel dans les projets IA.


Le développement de l’IA impose également de pouvoir prendre des décisions marquées par une aptitude à prendre des risques et à assumer la responsabilité de l’échec ou même d’un demi-succès (rappelons que, contrairement à la défaite, la victoire n’est jamais orpheline).

Les prochaines publications

Les prochaines publications aborderont de manière systématique tous ces sujets, avec plus ou moins de détails et de profondeur tout simplement parce que mes connaissances sont malheureusement limitées.
C’est pourquoi vos éclairages, vos commentaires, vos contributions seront les bienvenus !

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Auteur : Fabrice Jaouën

Blog personnel portant sur les sujets d'intelligence artificielle et de société.

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